Chute dans un magasin ou commerce

Avocat pour chute dans un magasin ou commerce au Québec

Vous avez chuté dans un magasin au Québec, et souhaitez connaître vos droits ? 

Si vous avez subi une chute dans un commerce, vous avez le droit d’obtenir une indemnisation pour les blessures et les dommages que vous avez subis. Le recours repose sur la responsabilité civile extracontractuelle prévue à l’article 1457 du Code civil du Québec. Lorsqu’un commerçant manque à son obligation d’entretien et que cette négligence cause un préjudice, il peut être tenu responsable. Les avocates du Cabinet M accompagnent les victimes de ce type d’accidents pour faire valoir leurs droits face à l’assureur du commerçant, pour l’ensemble du recours.  

Personne qui chute dans un magasin et qui aura besoin d'un avocat

 


Recours possibles en cas de chute dans un magasin : la responsabilité civile

Suite à une chute dans un commerce, un seul recours s’applique : la responsabilité civile extracontractuelle. Fondé sur l’article 1457 du Code civil du Québec, ce recours permet à toute victime d’obtenir réparation lorsqu’une faute d’un tiers lui a causé un préjudice démontrable.

Selon l’origine de la faute, la responsabilité peut incomber à l’exploitant du commerce (celui qui gère les lieux au quotidien), au propriétaire des lieux (en cas de vice structurel comme une marche cassée ou un éclairage déficient), ou encore à un prestataire de services comme une entreprise d’entretien ménager. Dans certains dossiers, plusieurs parties partagent la responsabilité.


Conditions pour obtenir une indemnisation après une chute

Trois conditions cumulatives doivent être réunies pour qu’un recours soit possible en vertu de l’article 1457 C.c.Q. et de l’article 1465 C.c.Q.

La faute : un manquement à l’obligation d’entretien

Une faute civile se caractérise par un écart entre le comportement du commerçant et celui qu’une personne raisonnablement prudente aurait adopté dans les mêmes circonstances. Un sol glissant non signalé, un obstacle laissé dans une allée, un éclairage insuffisant ou un seuil d’entrée défectueux constituent des exemples courants de négligence pouvant engager la responsabilité du commerce.

Le dommage réel

Les blessures physiques, l’incapacité temporaire ou permanente, la souffrance morale et les pertes économiques constituent des formes de dommages reconnus. Un suivi médical rigoureux dès les premières heures après une chute est essentiel pour documenter ce préjudice.

Le lien de causalité

Le lien de causalité établit que les blessures causées sont la conséquence directe et immédiate de la faute du commerçant. Les avocates du Cabinet M peuvent vous aider afin de démontrer, avec des preuves médicales et factuelles solides, le lien de causalité.


Quels dommages peuvent être réclamés

Les dommages corporels ne se limitent pas aux frais médicaux immédiats. Une demande d’indemnisation pour dommages corporels bien construite couvre l’ensemble des préjudices subis, qu’ils soient physiques, financiers ou moraux.

Type de dommage Définition Exemples
Corporels Atteintes physiques ou psychologiques Fracture, entorse, commotion, séquelles permanentes
Économiques Pertes financières découlant de la blessure Perte de revenus, frais médicaux, réadaptation, soins futurs
Moraux Souffrance, douleur, perte de qualité de vie Douleur chronique, anxiété, perte de jouissance des activités quotidiennes
Matériels Biens endommagés lors de la chute Lunettes, téléphone, vêtements brisés ou déchirés

 

Les blessures graves (fractures multiples, lésions à la colonne vertébrale, séquelles neurologiques permanentes, traumatisme crânien) ouvrent généralement droit à une compensation plus importante, proportionnelle à l’étendue du préjudice corporel et à son impact sur la vie de la victime. Chaque dossier étant unique, seule une évaluation juridique rigoureuse permet d’établir quels pourraient être les dommages à réclamer dans le cadre d’un recours. 


Étapes pour déposer un recours civil

Obtenir un encadrement juridique dans le cadre d’un recours civil permet de sécuriser chacune des étapes du processus. Voici le déroulement habituel d’un dossier en responsabilité civile. 

1. Constituer un dossier de preuves

Dès les premières heures, rassembler ces éléments : photos de la cause de la chute (plancher, obstacle, absence de signalisation), rapport d’incident signé par le gérant du commerce, coordonnées des témoins présents, dossier médical complet et tous les reçus liés aux blessures causées (consultations, médicaments, déplacements).

2. Évaluation juridique par un avocat

Une de nos avocates spécialisées en recours pour dommages corporels analyse la viabilité du recours, soit : existence de la faute, nature et étendue des dommages, identification des responsables. Cette étape détermine la stratégie à adopter et le montant réaliste à réclamer.

3. Mise en demeure

Une mise en demeure est envoyée au commerçant ou au responsable identifié. Elle expose les faits, documente les blessures et les dommages. C’est le point de départ officiel des démarches.

4. Négociation hors cour

À cette étape, il est possible pour l’avocate de négocier directement avec la partie adverse pour obtenir une compensation juste, sans engager de poursuites judiciaires. Or, il se peut qu’aucune ouverture raisonnable n’est possible et donc, des démarches judiciaires doivent être entreprises. 

5. Recours judiciaire si nécessaire

Si la négociation échoue ou que l’offre est insuffisante, intenter un recours devant les tribunaux est la prochaine étape du recours civil. Nous vous invitons à communiquer avec nous dès le départ pour évaluer ce scénario et vous y préparer si nécessaire.


Situations fréquentes pouvant donner lieu à une indemnisation

Ce type de chute surviennent dans des circonstances qui sont souvent prévisibles et évitables. Notamment, 

  • Glissade sur un plancher glissant non signalé : Une glissade et chute sur un sol mouillé sans affiche avertissante, ou sur un plancher fraîchement lavé sans balisage, constitue l’une des causes les plus courantes. Un commerçant qui ne prend pas les précautions nécessaires pour signaler un danger engage directement sa responsabilité.
  • Obstacle laissé dans une allée : Une boîte, une palette ou un présentoir mal entretenu placé dans une zone de circulation peut causer des blessures importantes. 
  • Escalier ou seuil défectueux : Une marche cassée, un tapis soulevé à l’entrée ou un seuil en mauvais état représentent des dangers structurels dont le propriétaire des lieux peut être tenu responsable.
  • Stationnement ou entrée verglacée en hiver : Le déneigement insuffisant devant un commerce engage la responsabilité de son exploitant lorsque des chutes sur des surfaces glacées surviennent. 
  • Mauvais éclairage rendant un danger invisible : Un éclairage déficient dans une zone de circulation qui empêche les clients de voir un obstacle ou une dénivellation peut constituer un manquement à l’obligation de sécurité du commerçant.

Que faire immédiatement après une chute dans un magasin

Agir rapidement après une chute dans un magasin est déterminant pour la solidité du dossier. Voici les gestes essentiels.

Sur place : les gestes à poser dans les premières minutes

  • Photographier immédiatement la cause de la chute (sol, obstacle, signalisation absente) avant qu’elle ne soit corrigée par le personnel
  • Noter l’heure précise, les conditions d’éclairage et l’état des lieux
  • Demander la rédaction d’un rapport d’incident au gérant et en conserver une copie signée
  • Recueillir les coordonnées des témoins présents sur les lieux

Dans les heures et jours suivants

  • Consulter un professionnel de santé rapidement, même si la douleur semble légère : le dossier médical établit le lien de causalité entre la chute et les blessures
  • Conserver tous les reçus et preuves de dépenses liées aux soins et à l’incapacité
  • Ne pas signer de quittance ni accepter un règlement de l’assureur du commerçant sans avoir consulté un avocat en responsabilité civile

Si vous êtes victime d’une chute dans un commerce, chaque heure compte pour sécuriser les preuves. Un avis écrit transmis rapidement à l’exploitant du commerce renforce également la traçabilité du dossier.


Première consultation gratuite avec Le Cabinet M

Nous offrons des consultations gratuites pour évaluer votre dossier sans engagement. Lors de cette rencontre, nos avocates analysent les faits, identifient les preuves disponibles, évaluent la viabilité du recours et vous exposent clairement vos options.

Besoin d’un avocat après une chute dans un magasin? Communiquez avec nous dès maintenant. Le Cabinet M compte une dizaine d’années d’expérience dans la défense des victimes de dommages corporels au Québec, appuyée par un réseau d’experts médicaux de toutes spécialités.

Contactez-nous pour une consultation gratuite et obtenez des conseils sur votre situation particulière dès aujourd’hui.

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Questions fréquentes sur les recours après une chute en magasin

1. Quel est le délai pour entreprendre des démarches après une chute dans un magasin?

Le délai de prescription pour poursuite en dommages corporels est généralement de trois ans à compter du moment où vous connaissez la faute, le dommage et leur lien (art. 2925 C.c.Q.). Passé ce délai, les recours deviennent irrecevables. Il est donc conseillé de parler à un avocat rapidement pour ne pas laisser s’écouler ce délai sans agir.

2. Comment un avocat peut-il m'aider dans ce type de dossier?

Faire appel à un avocat change concrètement l’issue du dossier. Il rassemble les preuves, sollicite des contre-expertises médicales, chiffre l’ensemble des chefs de dommages, entreprend les démarches judiciaires et favorise la méthode alternative de règlement des différends. Les réclamations portées par un avocat sont souvent davantage justifiées et peuvent permettent d’obtenir une compensation plus élevée.

3. Quel montant d'indemnisation puis-je espérer?

Le montant varie selon la gravité des blessures corporelles, les pertes économiques, le préjudice moral et le partage éventuel de responsabilité. Il est impossible de chiffrer sans analyse du dossier. Une consultation gratuite permet d’obtenir une première évaluation réaliste du préjudice que vous avez subi.

4. Quels sont les honoraires d'un avocat pour ce type de dossier?

Le Cabinet M propose des tarifs flexibles avec des options de paiement mensuel. Les honoraires sont discutés de façon transparente dès la première rencontre, sans surprise. Contactez-nous pour une consultation gratuite afin de connaître les modalités applicables à votre situation.

5. Et si je suis partiellement responsable de ma chute?

Le droit civil québécois admet le partage de responsabilité : une faute contributoire de la victime réduit l’indemnisation, mais ne l’annule pas. Prouver que le propriétaire ou l’exploitant a commis une faute suffit à ouvrir un droit à obtenir une indemnisation, même partielle. Les avocates du Cabinet M documente les faits pour déterminer à qui revient la faute de la chute et minimiser la part de responsabilité attribuée à la victime.

6. Et si je n'ai pas de témoins?

L’absence de témoins n’est pas fatale dans un cas de chute en commerce. Les photos prises sur place, le rapport d’incident, le dossier médical et les registres d’entretien du commerce constituent des preuves suffisantes dans de nombreux dossiers. Nos avocates savent comment construire un dossier solide même dans ce contexte.

7. Combien de temps dure le processus?

La durée dépend de la complexité du dossier et de la voie choisie. Un règlement hors cour peut intervenir en quelques mois. Les poursuites judiciaires peuvent s’étendre sur plusieurs années. 

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